Le Mali traverse une période de turbulences sans précédent. Samedi, une vague d'attaques coordonnées a frappé plusieurs villes maliennes, dont la capitale Bamako, orchestrée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) en alliance avec des mouvements indépendantistes du Nord. Le bilan le plus symbolique : l'assassinat du général Mahamat Diallo, vice-président de la junte au pouvoir depuis 2021. Cette disparition ébranle non seulement l'équilibre interne du régime, mais aussi son partenariat stratégique avec la Russie, dont Diallo était l'architecte principal. Les autorités maliennes font face à une remise en question majeure de leur légitimité et de leur capacité à maintenir la stabilité.
La fin d'un homme-clé du rapprochement russo-malien
Le général Mahamat Diallo incarnait bien plus qu'un simple dignitaire militaire : il était le visage du pivot géopolitique malien vers Moscou. Depuis 2021, ce proche du colonel Assimi Goïta avait orchestré le rapprochement avec les autorités russes, notamment le déploiement du groupe Wagner et l'acquisition d'équipements militaires. Sa mort représente une fracture symbolique majeure dans l'édifice sécuritaire que la junte tentait de construire. Les observateurs régionaux s'interrogent désormais sur la continuité de cette alliance, particulièrement sur les modalités du soutien militaire russe et la viabilité des contrats en cours de négociation.




